samedi 8 août 2009

Nos garçons moins performants à l'école que nos filles... À qui la faute?

Parait que c 'est vrai. Que nos ti-gars ont moins de chance de réussir leurs études secondaires que nos compatriotes anglais. Parait aussi que c'est étonnant... Moi je dis: c'est une belle connerie!
Arrêtons de faire l'autruche: c'était une évidence qu'on en arriverait là comme le nez dans le milieu de la figure! Que croient donc nos décideurs? Regardons d'un peu plus près ce qui se passe dans nos écoles... Nos hommes en devenir ne peuvent plus assumer leur besoin de rivalité. Le chamaillage est aujourd'hui chose proscrite. Il ne peuvent plus défendre les plus démunis, sauf à coup de mots. On leur dit de s'imposer, de ne pas se laisser faire, mais en douceur SVP! On leur demande d'agir comme une fille... ( ha! tiens.... vous avez déjà entendu ça?)
Pas question d'avoir un look qui se démarque, d'afficher leur appartenance ou leur chanteur préféré! Et seules les couleurs naturelles (blond, brun, roux) sont TOLÉRÉS en tant que mèches de cheveux contrastantes. D'après les directions d'écoles, ça pourait produire un effet d'entainement dangeureux! Vous imaginer ce que serait une école ou tous seraient différents? Les pauvres professeurs! Ils ne sauraient plus comment s'adapter!
Vous vous demandez ou je veux en venir et quelle est la relation avec les résultats scolaires de nos gars... Dites moi, comment peuvent-ils être ouvert à l'apprentisage s' ils ne sont pas bien dans leur peau? Et comment peuvent-ils être bien dans leur peau quand l'endroit ou ils passent le plus de temps - l'école - ne leur permait plus de se développer normalement, d'assumer ce qu'ils sont, de petits mâles avec de la testostérone, et le besoin de protéger et de défendre son territoire. Au contraire! Ils passent la majeur partie de leurs études primaires et secondaires à refouler ces pulsions dites "nocives" pour le milieux scolaire. Sincèrement, moi, je ne voit pas!
En tant que parents, notre rôle est d'aider nos enfants à aquérir le maximum d'outils pour qu'ils deviennent des adultes autonomes et accomplis. Les écoles travaillent donc à contre courant des parents. L'école a un impact majeur sur nos enfants, qu'elle le veuille, ou pas. Ce qui s'y passe les façonnent et laisse des taces pour le reste de leur vie. Nous, les parents, ne pouvons aller à l'école pour poursuivre notre enseignement. Elle se doit de prendre minimalement la relève. Pas pour le bien-être des éducateurs, mais celui de des enfants. Je suis allée fureter du côté des écoles anglophones de ma région. Et j'ai du constater avec désaroi que les jeunes garçons ne subissent pas cette forte opression de leur nature masculine. Bien sur, ils subissent les conséquances de leurs actes lorsque la bousculade se termine pas une bataille. Bien sûr, ils ne se baladent pas avec 5 persing et 3 tatoos à l'age de 8 ans... Ils ont toutefois la possibilité d'expirimenter leur côté viril qui s'éveille et apprennent à ajuster leur comportement pour qu'il soit acceptable dans notre société.
Cette éducation socio-académique a un impacte qui déborde du milieu scolaire. Les jeunes hommes anglosaxons sont plus sur d'eux, plus fonceurs et leurs chances de réussir leurs études post secondaires sont nettement plus grandes. Ce qui amène un meilleur positionnement social. et oui! Encore...
Est-ce là le secret du bohneur, me demandez- vous? Bien sûr que non! Et je vous demande en retour: est-ce une raison pour ralentir, voir refouler, l'épanouissement de nos jeunes garçons au nom d'un corps enseignant sans vocation et intolerent à l'affirmation de soi, la différence et l'expérimentation si saine au développement personnel de nos p'tits gars? Je ne le pense pas... Et vous?