lundi 24 janvier 2011


Réflexion sur l'intégration des enfants HDAA

On ne peut s'en cacher: l'intégration des élèves en difficulté dans une classe standard est un dossier chaud, voir brulant. On en a parlé beaucoup dans les dernières semaines. Le sujet n'a pas fini de faire couler de l'encre. L'ouverture d'esprit de la nouvelle ministre de l'éducation, Mme Beauchamps  est définitivement à féliciter!  Il y a toutefois certaines bémols qu'il m'est difficile de garder sous silence...
Dans la pratique, ce sont les directions d'école qui ont le dernier mot quant à la façon d'utiliser les services disponibles pour les EHDAA. Certains le nieront. Je vous affirme le contraire!  Il y aura beau avoir des balises, si elles sont peu ou mal suivies, nous resterons là ou nous sommes. L'implication et l'encadrement de la direction d'école est donc primordiale dans la réussite des enfants différents.  Les balises à suivre doivent être IMPOSÉES aux directions, et non pas simplement proposées. Il en a été question nul part à ce jour....
Il est  faux d'affirmer que majoritairement, les enfants HDAA ralentissent les autres élèves de la classe.  Je suis agacée d'entendre encore cette fausse défense !Bien sur qu'il y a ralentissement de plusieurs classes "hôtes". Mais il vient d'ailleurs.....
Que ceux qui doutent fassent le test suivant:  vérifions auprès des élèves qui ont suivi des classes avec des enfants HDAA  et, une année ultérieure, des classes exempts de ces enfants, et comparons le résultat scolaire des deux années. Je suis convaincue qu'il n'y aura pas de différence notoire.  On va plus loin: sondons les élèves eux-même ainsi que leurs parents sur la question.... Je suis toute aussi convaincue que la majorité des répondant  n'auront que de faibles commentaires négatifs à communiquer.
Pense-t-on réellement que les élèves en difficultés le seraient pendant de si nombreuses années  si les profs s'y attarderaient en classe comme on le décrit dans plusieurs articles? Non!  la mise en place de balises aidera l'enseignant à bien accompagner l'enfant en difficulté.  Cela soulagera psychologiquement l'enseignant - car c'est de ce dépassement là qu'il est véritablement question! - et aura un impact réel sur la réussite scolaire des EHDAA.
La CSQ parle de l'intégration des handicapés comme s'ils étaient un véritable boulet pour l'enseignant. Mais est-ce vraiment le cas? De quoi parlons-nous vraiment quand on nomme "adaptation en classe"?  Prenons par exemple, 2 enfants, l'un TDAH, l'autre Syndrome d'Asperger.


Pour l'enfant TDAH les adaptations à mettre en place seraient:  faire ses examens dans un local à part; lui accorder une période de révision 1 à 2 x semaine pendant la récréation ou le diner; lui donner une cédule de devoirs quotidienne (pas hebdomadaire). Lui permettre plus de temps pour répondre aux questions de son examen. Lui permettre d'être assis à l'avant près de l'enseignant et du tableau.  Etc.

Pour l'enfant avec S.A., l'intégration est de loin moins exigeante pour l'enseignant puisqu'il a avec lui un travailleur en éducation spécialisée (T.E.S.)  qui s'occupe de l'enfant. Cette personne lui permettra plus de temps pour répondre aux questions de son examen. Elle lui choisira un pupitre situé à l'avant et près de celui de l'enseignant. Elle l'aidera à développer avec l'enfant des méthode afin de tempérer ses angoisses. Et lorsqu'il y aura crise, elle sera la personne  responsable de la gérer. La présence de cette fameuse T.E.S ne nuit pas aux autre élèves: elle leur ouvre l'esprit, retire leurs préjugés et leur permets une acceptation réelle de la différence. Ce n'est pas aux enfants, que leur présence dérangent... mais bien aux adultes... Parce que l'enseignant n'est pas préparer à cette si proche collaboration...

Quant à l'enfant qui n'a pas d'éducateur spécialisé, il est "poussé" vers des classes spécialisées.  Ce n'est donc pas la présence de ces enfants qui ralentit, voir retarde les autres élèves de la classe. Et si il y a un poids sur l'enseignant, les EHDAA n'en sont pas responsables. Alors,  il est ou, le bobo? Dans le trop peu de ces TES! Dans le manque de formation des spécialistes et des enseignants, formation qui, par bonheur! tend à s'adapter pour ce qui est des travailleuses spécialisées, mais pas pour l'enseignement. Par l'instabilité des spécialistes pour lequel l'ancienneté prévue sur la stabilité nécessaire aux enfants HDAA... A mon sens, on ne peut pas travailler comme spécialiste dans les écoles si on n'a pas la vocation. Celle-ci est vital pour le bien-être de ces enfants fragilisés. Ces personnes ont le pouvoir de faire des miracles avec des enfants en difficultés. Le réalisent-elles vraiment?
Socialiser un jeune  qui a des carences en habilités sociale , c'est lui garantir un avenir dans  la société! Il y en aura de plus en plus, dit-on. Imaginez s'ils deviennent des adultes mésadaptés socialement!  D'abords parce qu'une majorité d'entre eux ont la capacité intellectuelle de suivre normalement leur scolarité; ensuite, parce que si on les repousse dans des classes spécialisées à pathologies mixtes telles qu'elles le sont présentement , on les tire vers le bas. Conséquences:  risques considérablement plus élevés de devenir un "décrocheur", et/ou un dépendant social...  Travailler sur nos jeunes différents, leur permettre d'apprendre notre société, c'est  de faire d'eux des adultes mieux dans leur peau et indépendants. Le débat n'est pas que pour aujourd'hui et maintenant: il aura un impact sur le futur de toute la société québécoise...

Tiens, justement! Dans aucun article, on fait mention de la clause des accommodements raisonnables touchant les personnes handicapées,  soit : "l’obligation d’accommodement raisonnable est applicable dans les cas de discrimination, c’est-à-dire dans les situations où une personne, en raison d’une caractéristique qui lui est propre et qui constitue un motif reconnu par la Charte des droits et libertés de la personne (un handicap, une conviction religieuse, le fait d’être enceinte, etc.), ne peut exercer un droit qui lui est reconnu si on applique la règle générale, sans tenir compte de la situation particulière de la personne."

Les réajustements mentionnées si haut ( formation adapté à la réalité d'aujourd'hui des spécialistes et des enseignants ( une session de plus, au max.) , hausse du nombre de T.E.S, adaptation et division  des classes spécialisées par sévérité de la pathologie et la capacité des élèves, une plus grande stabilité des spécialistes) sont tous réalisables... Il n'est pas ici question d'intégration à tout pris, mais plutôt d'un intégration saine et efficace tant pour l'enseignant, l'école que l'enfant. Et ce, pour un grand nombre d'EHDAA.

N'est-ce pas là le réel point de départ????

samedi 8 août 2009

Nos garçons moins performants à l'école que nos filles... À qui la faute?

Parait que c 'est vrai. Que nos ti-gars ont moins de chance de réussir leurs études secondaires que nos compatriotes anglais. Parait aussi que c'est étonnant... Moi je dis: c'est une belle connerie!
Arrêtons de faire l'autruche: c'était une évidence qu'on en arriverait là comme le nez dans le milieu de la figure! Que croient donc nos décideurs? Regardons d'un peu plus près ce qui se passe dans nos écoles... Nos hommes en devenir ne peuvent plus assumer leur besoin de rivalité. Le chamaillage est aujourd'hui chose proscrite. Il ne peuvent plus défendre les plus démunis, sauf à coup de mots. On leur dit de s'imposer, de ne pas se laisser faire, mais en douceur SVP! On leur demande d'agir comme une fille... ( ha! tiens.... vous avez déjà entendu ça?)
Pas question d'avoir un look qui se démarque, d'afficher leur appartenance ou leur chanteur préféré! Et seules les couleurs naturelles (blond, brun, roux) sont TOLÉRÉS en tant que mèches de cheveux contrastantes. D'après les directions d'écoles, ça pourait produire un effet d'entainement dangeureux! Vous imaginer ce que serait une école ou tous seraient différents? Les pauvres professeurs! Ils ne sauraient plus comment s'adapter!
Vous vous demandez ou je veux en venir et quelle est la relation avec les résultats scolaires de nos gars... Dites moi, comment peuvent-ils être ouvert à l'apprentisage s' ils ne sont pas bien dans leur peau? Et comment peuvent-ils être bien dans leur peau quand l'endroit ou ils passent le plus de temps - l'école - ne leur permait plus de se développer normalement, d'assumer ce qu'ils sont, de petits mâles avec de la testostérone, et le besoin de protéger et de défendre son territoire. Au contraire! Ils passent la majeur partie de leurs études primaires et secondaires à refouler ces pulsions dites "nocives" pour le milieux scolaire. Sincèrement, moi, je ne voit pas!
En tant que parents, notre rôle est d'aider nos enfants à aquérir le maximum d'outils pour qu'ils deviennent des adultes autonomes et accomplis. Les écoles travaillent donc à contre courant des parents. L'école a un impact majeur sur nos enfants, qu'elle le veuille, ou pas. Ce qui s'y passe les façonnent et laisse des taces pour le reste de leur vie. Nous, les parents, ne pouvons aller à l'école pour poursuivre notre enseignement. Elle se doit de prendre minimalement la relève. Pas pour le bien-être des éducateurs, mais celui de des enfants. Je suis allée fureter du côté des écoles anglophones de ma région. Et j'ai du constater avec désaroi que les jeunes garçons ne subissent pas cette forte opression de leur nature masculine. Bien sur, ils subissent les conséquances de leurs actes lorsque la bousculade se termine pas une bataille. Bien sûr, ils ne se baladent pas avec 5 persing et 3 tatoos à l'age de 8 ans... Ils ont toutefois la possibilité d'expirimenter leur côté viril qui s'éveille et apprennent à ajuster leur comportement pour qu'il soit acceptable dans notre société.
Cette éducation socio-académique a un impacte qui déborde du milieu scolaire. Les jeunes hommes anglosaxons sont plus sur d'eux, plus fonceurs et leurs chances de réussir leurs études post secondaires sont nettement plus grandes. Ce qui amène un meilleur positionnement social. et oui! Encore...
Est-ce là le secret du bohneur, me demandez- vous? Bien sûr que non! Et je vous demande en retour: est-ce une raison pour ralentir, voir refouler, l'épanouissement de nos jeunes garçons au nom d'un corps enseignant sans vocation et intolerent à l'affirmation de soi, la différence et l'expérimentation si saine au développement personnel de nos p'tits gars? Je ne le pense pas... Et vous?